
Trop d’infos, trop de choses à mettre dans mes listes, trop d’injonctions, trop de papiers, trop de bêtises, trop de tristesse, trop de méchants, trop d’orgueils, trop de guerres, trop d’écrans, trop de monde, trop de poubelles, trop de vitesse, trop de gris, trop de pluies, trop de plastiques, trop d’exclusions, trop de fascistes, trop de foot, trop de bêtise, trop de peurs, trop d’inquiétudes, trop d’animaux massacrés, trop de paperasses, trop de réunions, trop de trop…
Merci Jean Louis Fournier de m’avoir réouvert les yeux, en ce mois de juin si rempli, ce mois de juin tourbillon.
Je cherchais un mot et j’en ai trouvé un. Un et puis tous ceux qui l’accompagnent. En relisant ce livre bonbon que je savoure au fil des jours. Un livre qui date mais qui résonne toujours aussi bien. Douze ans après, rien ne va toujours plus entre Israël et la Palestine, il y a toujours trop de yaourts dans les rayons des magasins, trop de produits de beauté, trop de farines, trop de pains dans les boulangeries ( hormis la nôtre au Pain de Quartier ) , trop de journaux, trop de gâteaux, trop de touristes par endroits, trop de moteurs et de publicités pour les voitures, trop de produits ménagers…et j’en passe.

TROP
J’aurais pu en choisir deux autres : PAS ASSEZ ou JAMAIS ASSEZ
Pas assez de temps parfois dans ces journées qui filent à cent à l’heure, jamais assez de fleurs dans et autour de la maison, pas assez de fils brodés, pas assez de collages dans mes carnets, pas assez de pinceaux et d’aquarelle encombrant la table de mon bureau. Jamais assez de randonnées dans des petits coins perdus et jolis, pas assez de bonnes nouvelles à la radio, pas assez de bienveillance de la part de certains, pas assez d’entraide, jamais assez de poésies…
Plus assez d’oiseaux, d’insectes, de papillons…
Jamais assez d’oiseaux, d’insectes, de papillons, de renards, de blaireaux qui font partie du cycle de la Vie.
Pas assez de prise de conscience de ce déclin qui se déroule sous nos yeux et du besoin impérieux de faire quelque chose pour sauver et préserver tout ce que l’on est en capacité de préserver.
Certains ont la chance de posséder de la terre, des vergers, des jardins merveilleux. En ont-ils conscience ?
Savent-ils combien ces lieux seront précieux dans un avenir qui se fait de plus en plus proche.

Ici l’ombre est douce lorsque la chaleur se fait de plomb, les arbres sont des poumons pour nous permettre de mieux respirer, les fleurs des gîtes essentiels pour les pollinisateurs. L’eau de la rivière est une richesse. La terre source de bon.
Je vis au Paradis, encore. Et quand je dis « je », je veux dire « nous ». Car je suis certaine que je ne suis pas la seule. Et nous nous devons de les préserver, ces paradis, avant qu’ils ne soient perdus.
Je rêve de PLUS de… et je voudrais ne plus avoir à écrire « trop de… »
Qui pour me suivre ? Qui pour vivre avec plus d’envies, plus de folies, plus de poèmes, plus de lectures, plus d’utopies à réaliser, plus de joies, plus de partages, d’entraide….plus de tout ce qui fait battre nos coeurs assez forts pour qu’ils se sentent vivants…



le plaisir de lire tes mots et tout ses trop qui parfois, souvent m’angoisse
je rentre de deux semaines de vacances dans les vosges où j’ai pu profiter de tout ses pas assez pour me remplir d’énergie
observer la nature, les oiseaux, randonnée, faire un junk carnet des vacances ….
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Je suis heureuse pour toi, ces vacances ont dû te faire beaucoup de bien, même au goût de trop peu. Les Vosges, ça me donne toujours envie !! Et c’est chouette ce carnet de vacances !!! Merci pour ton retour et bon weekend 🥰
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